Lettre au Président de la République Française " Jacques CHIRAC " | resiste.info
Nous sommes le vendredi 12 mars 2010, il est 01:55

Lettre au Président de la République Française " Jacques CHIRAC "

Monsieur le Président de la République,

Je me permets de donner votre e-mail aux citoyens qui accèdent à mon site afin qu’ils vous informent d’un drame humain (ma grève de la faim) sur le territoire français.

Je suis désolé d’en arriver à une telle extrémité.

Ce n’est pas faute pourtant d’avoir alerté, à plusieurs reprises, les pouvoirs publics, qui ont classé mes plaintes sans suite avec une certaine forme de mépris, alors que je fournissais un dossier plus que complet et que j’avais déjà dénoncé publiquement, à travers une grosse médiatisation, il y a quelques années, les maltraitances et les dysfonctionnements de services administratifs qui m’avaient complètement exclu de la vie sociale dans laquelle j’étais, jusque là, bien intégré.

Que dire de plus que le fait que l’on me vole mon enfant, que l’on me prive du droit au travail, que l’on m’a enfermé en psychiatrie parce que soit disant, je dérangeais l’ordre public à travers une grève de la faim, qui est un acte de résistance et de non-violence et non pas un acte d’incivilité contrairement à ce qu’on peut lire tous les jours dans la presse et voir à la T.V.

L’ensemble de ce dossier est un dépôt de plainte déclenché par des évènements récents, qui sont le fruit de toute cette injustice que j’ai subie, qui m’oblige, malheureusement, si je veux vivre en toute dignité, à le faire publiquement, pour être sûr d’être entendu, auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme auprès de laquelle je dépose une plainte par rapport au non-respect des principes fondateurs de la démocratie figurant dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et qui n’ont pas été appliqués en ce qui me concerne.

Sachant que vous êtes le garant des valeurs de la République, je ne doute pas que vous saurez juger de la gravité de ma situation et que vous m’accorderez le droit légitime à ne plus être maltraité.

Je vous remercie par avance et je vous prie de m’excuser de m’adresser à vous de cette manière bien maladroite qui reste néanmoins respectueuse des valeurs républicaines que vous incarnez.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués.

KRASNA Raoul

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